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Outil pédagogique interactif participant à la lutte contre la malnutrition et sa prévention

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Tribunes

 
 

L’APPEL retrace, à l’occasion de ses 50 ans, son parcours. Née d’un élan de solidarité en faveur des enfants victimes de la guerre du Viet Nam, l’association va se développer et passer de l’Humanitaire au Développement.

Par le bais des récits parfois drôles, parfois poignants, le lecteur percevra la voix et l’engagement des multiples acteurs de terrain, qui au fil des années ont tenté de répondre le mieux possible aux problèmes de l’enfance.
Il fallait prendre la mesure du chemin parcouru alors qu’en cette année 2018 L’APPEL célèbre son cinquantenaire et se prépare à poursuivre son action avec des énergies nouvelles.

Le livre est disponible à L’APPEL au prix de 19 € ou en version numérique avec le lien suivant : https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=60095

 


 

Margot Magnin, Voahangy Rajaobelina, Brigitte Audras et Paul Sanyas ont été publiés dans Field Exchange | page 14-16 : Il est en anglais mais la publication en français devrait suivre ...

Article sur "l’impact de l’éducation nutritionnelle dans la prise en charge de la malnutrition aiguë modérée à Madagascar" :

 


 

ZOOM sur La Secrète, le nouveau roman d’Hector Abad *

Dans ce livre, sur la Colombie dans les années 1860, un passage de description des "prescriptions" alimentaires et d’hygiène nous confirme que la méthode Nutricartes repose sur des fondements universels, qu’il est facile de transmettre.

Extrait :

Une chose qui a toujours émerveillé les voyageurs qui passaient par le sud-ouest d’Antioquia, dans la seconde moitié du XIXème siècle, c’était la bonne santé des gens, le grand nombre d’enfants dont accouchaient les femmes, et la belle taille, la robustesse et l’élégance des habitants. [...] Il n’y avait pas là un grand secret, je crois, mais quelque chose de fort simple : une bonne alimentation et des habitudes sains et hygiéniques.
Mon grand-père disait qu’à l’école, on leur avait appris que pour manger, il fallait penser au drapeau d’Antioquia et à celui de la Colombie, de la manière suivante : "il faut manger quelque chose de blanc (riz, arepa, mazamorra, lait, fromage), un peu de vert (légumes et salade), un peu de rouge (haricots, viande, fruits et chocolat) et un peu de jaune (œufs, banane, épis de mais, manioc, céleri, pommes de terre et d’autres fruits)." Alors tout le monde demandait ce qu’était le bleu et la réponse était facile : "le bleu n’est rien d’autre que l’eau pure et limpide des ruisseaux de montagne, non contaminée par les déjections des hommes ni les crottes d’animaux".
Le régime des montagne antioquègnes était, en effet, simple et frugal, mais complet et équilibré : tous les soirs, dans toutes les maisons, quelle que soit la classe sociale, on servait des haricots rouges, une source sure de protéines, qui entretient les neurones. Au dessert, la mazamorra, qui est notre mais au lait, ne manquait jamais, parfois avec une bouchée de goyave ou au moins de petits morceaux sucre de canne, qui donnaient de l’énergie.

**Héctor Abad Faciolince est un écrivain, traducteur et journaliste colombien né à Medellín en 1958. Il est depuis mai 2008 membre du comité éditorial du journal El Espectador.