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ZOOM on « La Oculta », the new novel from Hector Abad *

In this book, about Columbia in the 1860s, a description of recommended food and hygiene confirms that the Nutricartes method is based on universal foundations, which are easy to transmit.

Extract :

(french about to be translated)

Une chose qui a toujours émerveillé les voyageurs qui passaient par le sud-ouest d’Antioquia, dans la seconde moitié du XIXème siècle, c’était la bonne santé des gens, le grand nombre d’enfants dont accouchaient les femmes, et la belle taille, la robustesse et l’élégance des habitants. [...] Il n’y avait pas là un grand secret, je crois, mais quelque chose de fort simple : une bonne alimentation et des habitudes sains et hygiéniques.
Mon grand-père disait qu’à l’école, on leur avait appris que pour manger, il fallait penser au drapeau d’Antioquia et à celui de la Colombie, de la manière suivante : "il faut manger quelque chose de blanc (riz, arepa, mazamorra, lait, fromage), un peu de vert (légumes et salade), un peu de rouge (haricots, viande, fruits et chocolat) et un peu de jaune (œufs, banane, épis de mais, manioc, céleri, pommes de terre et d’autres fruits)." Alors tout le monde demandait ce qu’était le bleu et la réponse était facile : "le bleu n’est rien d’autre que l’eau pure et limpide des ruisseaux de montagne, non contaminée par les déjections des hommes ni les crottes d’animaux".
Le régime des montagne antioquègnes était, en effet, simple et frugal, mais complet et équilibré : tous les soirs, dans toutes les maisons, quelle que soit la classe sociale, on servait des haricots rouges, une source sure de protéines, qui entretient les neurones. Au dessert, la mazamorra, qui est notre mais au lait, ne manquait jamais, parfois avec une bouchée de goyave ou au moins de petits morceaux sucre de canne, qui donnaient de l’énergie.

**Héctor Abad Faciolince is an author, traductor and Colombian journalist. He was born in Medellin in 1958. He is member of the editorial comity from El Espectador journal.